BYCE CHARLES HENRY- WW2

BYCE CHARLES HENRY
2EME GUERRE MONDIALE

 

 

Étant donné les exploits réalisés par son père outre-mer, Charles Henry Byce semblait être prédestiné à devenir un héros militaire. Sa mère, Louisa Saylors, une Crie de Moose Factory, en Ontario, avait épousé Henry Byce, un Blanc de Westmeath. Lorsque Charles naquit en 1917 à Chapleau, la Première Guerre mondiale faisait encore rage, et son père combattait en Europe, où il mérita deux décorations pour bravoure : la Médaille de conduite distinguée (DCM) et la Médaille militaire de la France. Deux décennies plus tard, Charles Byce, âgé de 23 ans, s'enrôla dans le Lake Superior Regiment (motorisé) - le Lake Sups - et il entreprit une aventure remarquable, en suivant à peu près la même route que son père. Après la guerre, Byce fut le seul homme de son régiment à recevoir la DCM et la MM.

Byce a gagné sa première décoration pour bravoure, la MM, aux Pays-Bas en janvier 1945. À cette époque, les Alliés avaient établi des positions en France et en Belgique et, un mois plus tard, ils allaient lancer l'offensive finale de la traversée du Rhin pour envahir l'Allemagne.

Avant l'aube du 21 janvier, le caporal suppléant Byce et 23 autres membres du Lake Sups partirent en chaloupe à rames pour traverser la rivière Maas. Leur mission était de s'infiltrer derrière les lignes ennemies et de ramener des prisonniers allemands afin de pouvoir obtenir de l'information sur les unités ennemies. Byce dirigeait une équipe de cinq hommes chargée de protéger le groupe de reconnaissance.

Peu après leur accostage en territoire ennemi, le groupe de reconnaissance subit le tir de trois positions allemandes. Byce localisa deux d'entre elles et les réduisit au silence avec des grenades. Il réussit aussi à obtenir des renseignements d'un prisonnier allemand avant de repartir. L'histoire officielle du régiment fait état de ce qui arriva par la suite :

Les fusées rouges et jaunes se mirent alors à strier le ciel, et les mitrailleuses et les mortiers légers de l'ennemi entrèrent en action. ... Pendant que les patrouilleurs couraient le long de la digue, plusieurs grenades explosèrent dans l'air. Heureusement, elles ne firent pas de dégâts ... mais elles permirent de révéler la présence de deux autres soldats ennemis. Encore une fois le caporal Byce prit l'initiative. Il chargea l'abri allemand et y lança une grenade de calibre 36.

La patrouille revint saine et sauve et par la suite, Byce devint l'un des quelque 1 200 Canadiens qui gagnèrent la MM. Dans la citation on louait le caporal pour son « sang-froid » et son « dévouement » en lui attribuant le mérite du succès de la patrouille.

Environ six semaines plus tard, Byce devint l'un des 162 Canadiens qui gagnèrent la DCM au cours de la Seconde Guerre mondiale. La campagne du Rhin était bien engagée, mais les défenses ennemies bloquaient encore la route des Alliés en Allemagne. C'était la dernière ligne de défense importante de l'ennemi et elle n'allait pas céder facilement. Les contre-attaques furent violentes et nombreuses.

Le 2 mars 1945, le Lake Sups engagea le combat le plus difficile qu'il ait jamais connu. À 4 heures, le sergent suppléant Byce et le reste de la compagnie C partirent en vue d'occuper un groupe de bâtiments au sud de la forêt d'Hochwald. À 6 heures, ils avaient atteint leur objectif, mais les premières lueurs du matin avaient révélé leur position à l'ennemi. La compagnie C fut bombardée par les obus et les mortiers qui détruisirent tous les chars d'assaut. Les pertes s'accumulèrent rapidement. Tous les officiers furent au nombre des victimes, y compris le commandant de la compagnie. Pendant ce temps, quatre chars d'assaut ennemis approchaient. L'histoire régimentaire décrit ce qui arriva ensuite :

Dans la confusion et le désordre général, l'ennemi s'approchait de la position de la compagnie C. Avec acharnement, le Lake Sups tint bon, le périmètre de leurs défenses se rétrécissait et leur corridor pour retourner à l'arrière devenait de plus en plus étroit. ... Avec férocité et courage, le sergent Byce, qui commandait maintenant les restes de la compagnie C, combattit aussi longtemps qu'il put; puis réunissant les quelques hommes qui restaient, il se fraya un chemin à travers le sentier de retour criblé de balles.

Il était 15 heures lorsque Byce ordonna la retraite de ses hommes. Il passa le reste de l'après-midi derrière son groupe, tirant sur l'infanterie ennemie pour protéger la retraite de sa compagnie.

Encore une fois, sa citation était impressionnante :

Le magnifique courage et l'esprit combatif de ce sous-officier face à des forces supérieures dépassent toute louange. Sa brave résistance, sans armes adéquates et avec une poignée d'hommes dans une situation désespérée restera, pour toujours, un excellent exemple pour les hommes de tous les grades du régiment.

Byce et le Lake Sups avaient avancé jusqu'en Allemagne lorsque la guerre prit fin en Europe le 8 mai 1945. Il fut envoyé en Angleterre le mois suivant et revint au Canada en septembre 1945.

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