guerre de 1812 1812-1815

GUERRE DE 1812
1812 -1815

 

BELLIGÉRANTS :

-        ROYAUME UNI ET CANADA AIDÉS DE 10 000 INDIENS PROVENANT DES NATIONS CHICKAMAUGA, SHAWNEE, CREEK, OJIBWAY, RENARDS, IROQUOIS, MIAMIS, MINGO, OUTAOUAIS, KICKAPOUS, LENAPES, MASCOUTINS, POTAWATOMI, SAUK, WYANDOT.

 

-        Etats-Unis AIDÉS DE 3 000 INDIENS PROVENANT DES NATIONS CHOCTAW ET CHEROKEES.

 

 

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 Durant la guerre de 1812, les tribus Amérindiennes firent encore face à un dilemme. Sur la frontiere du Nord, de nombreux indiens suivirent le leader Shawnee Tecumseh, qui appela les nations a combattre l’ennemi américain. Général dans l’armée Britannique, Tecumseh mourra a la batille de The Thames le 5 octobre 1813.

 Dans le sud, la puissante nation Creek se divisa sur l’allégeance a donner. Une guerre civile éclata entre les chemises rouges (pro-britannique) et les chemises blanches (pro- américaine).

 Andrew Jackson, futur président des Etats-Unis, avec l’aide d’un régiment Cherokee écrasa les chemises rouges a la bataille de Horseshoe Bend dans l’Alabama.

 Aidé par le chef Pushmataha et 500 guerriers Choctaw, Andrew Jackson attaqua ensuite Pensacola en Floride.

 Mort a la veille de noel 1824, le chef Pushmataha fut enterré avec les honneurs militaires donnés par le secrétaire de la marine, un corps des Marines Américain et deux compagnies de la milice Américaine. Plus de 2 000 personnes suivirent son cortege funebre et fut élevé au rang de Général de l’Armée des Etats- Unis tout en étant reconnus comme le plus grand patriote de la jeune Amérique.¸

 La désastreuse défaite de la Thames marqua la fin de la puissance militaire des peuples du Nord-

Ouest. Certaines nations continuèrent de combattre et connurent un certain succès à Prairie du Chien

(sur le haut Mississippi) en 1814, mais la plupart conclurent une paix séparée avec les États-Unis ou

s'enfuirent en territoire britannique où elles furent réduites au statut de demandeuses d'une aide

sociale assez peu généreuse. Durant la troisième année de la guerre (1814), les campagnes militaires

mirent en cause, dans les deux camps, des troupes régulières qui engagèrent des batailles rangées

dans la péninsule du Niagara et dans la vallée du lac Champlain. Certaines nations autochtones du

Nord-Ouest et leurs alliées des Canadas participèrent à ces batailles mais n'agirent guère plus qu'à

titre de troupes d'appoint.

 La  guerre  ayant  mis  fin  à  leur  mode  de  vie  traditionnel,  de  nombreux  autochtones  ne

pouvaient plus subvenir, par l'agriculture ou la chasse, aux besoins de leur famille et se retrouvaient

dépendants des rations fournies par les autorités britanniques. Or comme une pénurie alimentaire

sévissait dans le Haut-Canada vers la fin des hostilités, plusieurs d'entre eux mouraient de faim.

Little Crow, chef des Sioux, informa ainsi les officiers du Indian Department :

 

Bien  que  vous  apportiez  aide  à  tous  vos enfants,  vous  devez  en  satisfaire  un  trop  grand

nombre avant que l'aide nous parvienne. Récemment, nous n'avons guère reçu d'aide de vous,

mon Père, car la moitié de notre nation est morte de faim, la bouche pleine de fragments de

peau car ils n'avaient aucune autre nourriture. J'ai toujours pensé, et je le pense encore, que

cela ne tient à rien d'autre qu'aux troubles que vous avez avec les Américains.

 

En août 1814, des négociations de paix furent entreprises en terrain neutre, dans la ville

hollandaise de Gand. Conscients de la désastreuse omission des peuples autochtones dans le traité de

Paris qui avait mis fin à la guerre d'indépendance américaine, les négociateurs britanniques exigèrent

que les alliés autochtones de la Grande-Bretagne soient inclus dans le traité et « qu'une frontière

précise  soit  établie  quant  à  leur  territoire ».  Le  gouvernement  britannique  accordait  une  telle

importance à cette disposition que ses négociateurs informèrent leurs homologues américains de ce

qu'« ils n'étaient pas autorisés à conclure un traité qui n'inclut pas les Indiens en tant qu'alliés de Sa

Majesté britannique; et que [l'établissement d'] un territoire indien était nécessaire à la conclusion

d'une paix permanente ».

 

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 Les Américains furent encore plus abasourdis d'apprendre que « le but du gouvernement

britannique était que les Indiens devraient constituer une barrière permanente entre nos colonies de

l'ouest et la province britannique adjacente », et qu'aucun des deux pays « ne devrait désormais avoir

le droit d'acheter ou d'acquérir une quelconque partie du territoire ainsi reconnu comme appartenant

aux Indiens ». Lorsque les Américains firent remarquer qu'environ une centaine de milliers de leurs

citoyens vivaient dans la région que les Britanniques se proposaient de constituer en pays autochtone

et s'informèrent, avec raison, des « intentions du gouvernement britannique à leur égard », on leur

répondit, de manière assez peu obligeante, que « ces habitants, qui seraient compris dans le territoire

indien, doivent prendre leurs propres dispositions et se débrouiller eux-mêmes ».

 

La position britannique était totalement inacceptable pour les Américains et les négociations

s'enlisèrent. Après maintes discussions à ce sujet, les délégués américains proposèrent que le traité

comporte, plutôt que la création d'une frontière indienne au nord-ouest de leur république, « une

disposition d'amnistie, générale et réciproque, garantissant à toutes les personnes, rouges autant que

blanches, l'exercice des  droits dont elles jouissaient avant le déclenchement de la  guerre ».  Les

négociateurs britanniques rejetèrent cette proposition mais, après consultation avec Londres, reçurent

l'ordre d'abandonner l'exigence de création d'un État frontière et de proposer plutôt de porter au traité

l'article suivant :

 

Les États-Unis d'Amérique s'engagent à mettre fin, immédiatement après la ratification du

présent traité, aux hostilités contre toutes les tribus ou nations indiennes avec lesquelles ils

auraient pu être en guerre au moment de telle ratification et de rendre sur-le-champ à telles

tribus  ou  nations,  respectivement,  toutes  les  possessions,  droits  et  privilèges  dont  elles

auraient pu jouir ou auxquels elles auraient eu droit en 1811, avant les hostilités.

Étant  entendu,  toujours,  que  lesdites  tribus  et  nations  accepteront  de  renoncer  à  toutes

hostilités  contre  les  États-Unis  d'Amérique,  leurs  citoyens  et  leurs  sujets,  dès  que  la

ratification du présent traité aura été signifiée auxdites tribus et nations, lesquelles cesseront

les hostilités en conséquence.

 

Cet article se terminait sur un  engagement parallèle de la part de la Grande-Bretagne et

s'accompagnait  d'une  note  diplomatique  d'où  il  ressortait  qu'elle  constituait  un  ultimatum  dont

dépendait la poursuite des négociations.

 

 Il est pratiquement certain que les auteurs de l'article visaient les nations autochtones résidant

en  territoire  américain  et  qui  avaient  combattu  pour  la  Grande-Bretagne  durant  la  guerre,

particulièrement celles du Nord-Ouest qui avaient adhéré à la confédération de Tecumseh. La preuve

en est que l'article fait référence à l'année 1811, durant laquelle s'engagèrent dans le Nord-Ouest les

combats qui devaient mener à la bataille de Tippecanoe, et non à 1812, année de la déclaration de

guerre des États-Unis contre la Grande-Bretagne. Après avoir longuement  discuté, les délégués

américains acceptèrent la proposition qui devint l'article IX du traité de Gand, signé le 24 décembre

1814.

 

Trois jours plus tard, le  gouvernement britannique fit tenir un exemplaire  du traité à sir

George Prevost et attira son attention sur ces articles relatifs aux peuples autochtones « qui peuvent

être en guerre contre l'une ou l'autre des parties signataires ». On lui donnait l'ordre de leur faire

savoir que la Couronne « n'aurait pas accepté de faire la paix avec les États-Unis à moins que les

nations ou tribus qui avaient été nos alliées ne soient incluses dans [le processus de] la pacification ».

Prevost devait faire « tout en son possible » pour amener les peuples autochtones vivant aux États-

Unis à conclure une paix séparée avec le gouvernement américain, « nous ne pourrions être fondés à

leur apporter davantage assistance s'ils persistaient dans la guerre ».

 
 


Guerrier mohawk de Tyendinaga, automne 1813
Bien que peu nombreux, les guerriers de la petite collectivité mohawk de Tyendinaga,
près de Kingston, ont participé à beaucoup de combats pendant la guerre de 1812, notamment à Sacketts Harbor et dans la péninsule de
Niagara en 1813. C’est au cours de la bataille de Crysler’s Farm en novembre 1813 qu’ils se sont le plus illustrés, ayant joué un rôle très important en dépit de leur petit nombre. Ce guerrier est représenté tel qu’on aurait pu
le voir à Crysler’s Farm
Tableau de Ron Volstad

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Prevost ne reçut pas cette dépêche avant mars 1815, mais il avait déjà été mis au fait, dès

octobre 1814, de certains articles du traité; des journaux américains, en effet, publièrent des lettres

officielles provenant de la délégation américaine à Gand, lettres qui comportaient un brouillon de

l'article IX. Il avait immédiatement ordonné au Indian Department d'organiser des rencontres avec

les peuples autochtones à Burlington Heights, Saginaw Bay, Michillimackinac, Green Bay et Prairie

du Chien. Ironie du sort, toutes ces rencontres, à l'exception de celle de Burlington Heights, furent

tenues en sol américain (aujourd'hui le Michigan ou le Wisconsin).

 

Le 24 avril 1815, on tint conseil à Burlington Heights afin d'informer de la teneur du traité de

Gand un fort contingent de guerriers des nations du Nord-Ouest qui s'étaient enfuis en 1813 dans ce

village,  avec  leurs  familles,  ainsi  que  des  représentants  des  villages  de  Grand  River  et  d'autres

nations vivant au Canada. Lors de cette assemblée, un haut officier du Indian Department remercia

les personnes présentes pour la peine qu'elles s'étaient donnée à parer l'agression américaine et les

informa de ce que, en faisant la paix avec les États-Unis, leurs intérêts « n'étaient pas négligés ».

 
 



Photo prise en studio en juillet 1882 des derniers survivants parmi les guerriers des Six-Nations qui avaient combattu avec les Britanniques dans la guerre de 1812.
Pendant tout le reste du XIXe siècle, la présence exemplaire et la très bonne réputation d’anciens combattants comme ceux-ci a garanti la survie de la tradition du service militaire au sein des collectivités autochtones dans le centre et l’Est du Canada. De gauche à droite, on voit les anciens combattants de la guerre de la rivière Grand en 1812 Jacob Warner (92 ans), John Tutlee (91 ans) et John Smoke Johnson (93 ans). La photo a été prise à Brantford en 1882.

 

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Le 18 septembre 1813, le chef Tecumseh, furieux de la décision du commandant britannique de retraiter de la frontière de Détroit, lui tint le discours suivant. Il s'agit peut-être là du résumé le plus puissant des malheurs subis par les peuples autochtones lorsqu'ils se sont trouvés entraînés dans les conflits des Blancs.

 

« Père!

Écoutez vos enfants; vous les voyez maintenant tous devant vous. Lors de la guerre avant celle-ci [la guerre d'indépendance américaine], notre Père britannique a donné la hachette à ses enfants rouges, à l'époque où nos vieux chefs étaient vivants. Ils sont maintenant tous morts. Dans cette guerre, notre Père fut renversé par les Américains, et notre Père leur donna la main à notre insu, et nous craignons que notre Père n'en fasse autant cette fois-ci. Il y a deux étés, lorsque je me suis présenté avec les enfants rouges, et que j'étais prêt à prendre la hachette en faveur de notre Père britannique, on nous a dit de ne pas nous hâter - qu'il n'était pas encore déterminé à combattre les Américains.

 

Écoutez!

Lorsque la guerre fut déclarée, notre Père s'est levé et nous a donné le tomahawk et nous a dit qu'il était prêt à frapper les Américains, qu'il voulait notre aide; et qu'il nous rendrait certainement nos terres que les Américains nous avaient enlevées.

 

Écoutez!

Vous nous avez dit, alors, d'amener ici nos familles. Nous l'avons fait et vous avez promis de prendre soin d'elles et qu'elles ne manqueraient de rien pendant que les hommes iraient combattre l'ennemi - que nous n'avions pas à nous inquiéter des garnisons ennemies - que nous n'y connaissions rien et que notre Père s'occuperait  de  cet  aspect  des  choses.  Vous  avez  aussi  dit  à  vos  enfants  rouges  que  vous  vous occuperiez de votre garnison installée ici, ce qui a réjoui nos cœurs.

 

Écoutez! Père, écoutez!

La flotte a quitté, nous savons qu'ils ont combattu; nous avons entendu les grands canons; mais nous ne savons rien de ce qui est advenu à notre Père. Nos navires sont partis et nous sommes stupéfaits de voir notre Père empaqueter toutes choses et se préparer à s'en aller sans laisser savoir ses intentions à ses enfants rouges. Vous nous avez toujours dit de demeurer ici et de nous occuper de nos terres; nos cœurs se réjouissaient de savoir que tels étaient vos désirs.

 

¼Vous nous avez toujours dit que vous ne mettriez jamais le pied hors du territoire britannique; mais maintenant, Père, nous voyons que vous reculez et nous regrettons de voir notre Père agir ainsi, sans voir l'ennemi. Nous devons comparer le conduite de notre Père à celle d'un animal très gras qui se promène, la queue en l'air, mais qui, lorsqu'il a peur, se la met entre les pattes et prend la fuite.

Écoutez, Père!

Les Américains ne nous ont pas encore vaincus sur terre; pas plus que nous sommes certains qu'ils nous ont défaits sur l'eau; nous souhaitons donc, par conséquent, demeurer ici et combattre l'ennemi s'il se présente. S'ils nous défont, alors nous retraiterons avec notre Père¼

 

Père!

Vous avez reçu les armes et les munitions que notre Père a fait parvenir à l'intention de ses enfants rouges. Si vous songez à vous en aller, donnez-les-nous et vous pouvez partir. Nos vies sont entre les mains du Grand Esprit. Nous sommes déterminés à défendre nos terres et, si telle est Sa volonté, nous souhaitons laisser nos os sur elles. »

Tecumseh, chef de guerre shawnee (1768-1813)

Tecumseh est un chef shawnee né en 1768. Chef amérindien de la tribu des Shawnees, il dirige une grande confédération de tribus qui s'oppose aux États-Unis pendant la guerre de 1812. Tecumseh tente de faire cesser l'avance de la colonisation par les Blancs dans le Nord-Ouest. Il croit que les Indiens doivent revenir à leurs traditions, qu'ils doivent oublier les rivalités intertribales et conserver les terres qui appartiennent en commun à tous les Indiens.

Tecumseh se joint aux Britanniques contre les Américains lors de la guerre de 1812. Son appui au major-général Sir Isaac Brock est décisif lors de la prise de Détroit. Avant que les Britanniques n'approchent, les guerriers de Tecumseh se montrent en une file interminable aux Américains. Les guerriers à la tête de la file reviennent sur leurs pas pour se placer à la queue, de sorte que le général américain est convaincu qu'il est assiégé par une force innombrable d'Indiens. Cette manœuvre l'incite à la reddition afin d'éviter un massacre après que le major-général Brock l'ait prétendument averti que le large soutien des guerriers de Tecumseh échapperait à son contrôle une fois le conflit engagé.

 

La légende veut que Tecumseh soit entré dans Détroit en chevauchant aux côtés de Brock, et que ce dernier lui ait donné son écharpe, en témoignage de respect. Au sujet de Tecumseh, Brock a écrit qu'il n'y avait pas, à son avis, de guerrier plus avisé ni plus courageux, et qu'il suscitait l'admiration de tous ceux qui conversaient avec lui. En tant que brigadier-général, Tecumseh a été à la tête de plus de 2 000 guerriers. Il a combattu aux sièges du fort Meigs et du fort Stephenson, et sa dernière bataille est celle de la Thames à Chatham, en Ontario, où, dans ses vêtements traditionnels indiens en peau de daim, il est tué alors qu'il commande ses guerriers dans un dernier effort de résistance contre les envahisseurs américains.

 

 

John Norton (Teyoninhokarawen ou « the Snipe ») v. 1765-1831, chef de guerre des Six nations

John Norton naît en Écosse d'un père cherokee et d'une mère écossaise. En 1784, alors qu'il est encore jeune, il s'engage dans les rangs de l'Armée britannique en Irlande. Son régiment est envoyé en Amérique du Nord en 1785. Pendant qu'il est cantonné au fort Niagara à Youngstown (New York), Norton se lie d'amitié avec un certain nombre de membres des Six nations et commence à apprendre le mohawk. Il devient fasciné par ses racines autochtones. Il déserte l'armée en 1787 et commence à enseigner aux enfants mohawks à Teyendinaga. Il quitte la profession en 1791 pour devenir commerçant de fourrures, puis interprète au ministère des Affaires indiennes britannique au fort Niagara et au fort George, à Niagara. Ses aptitudes en langue mohawk sont remarquables; il traduit même l'évangile selon saint Jean du Nouveau Testament dans cette langue. Norton est adopté par la nation mohawk et nommé diplomate et chef de guerre de la nation en 1799.

 

Peu après la déclaration de guerre de 1812, Norton recrute quelques centaines de guerriers des Six nations et des Delawares pour aider le major-général Sir Isaac Brock à la frontière du Niagara, qui est menacée par une imposante armée américaine stationnée à Lewiston. Le 13 octobre 1812, les Américains envahissent les hauteurs de Queenston. Norton et 100 guerriers jouent un rôle crucial dans la défaite infligée à l'envahisseur américain. Norton dirige plus de guerriers aux batailles du fort George, de Stoney Creek, de Beaver Dams et à l'occasion de nombreuses autres opérations durant la guerre. À cette époque, il est considéré comme le principal dirigeant des alliés autochtones au Haut-Canada. Norton est chef de guerre et Chef de l'Arbre de paix des Six nations en plus d'être major dans l'Armée britannique.

En 1815, après la guerre, Norton passe plus d'un an en Grande-Bretagne, où il publie son journal, qui deviendra une source historique inestimable pour étudier l'histoire des Premières nations. Il retourne au Haut-Canada et s'établit près de la rivière Grande en 1816, mais il croule sous les problèmes juridiques et financiers. En 1823, il se rend dans le territoire de l'Arkansas, aux États-Unis. Il erre dans les États du sud pendant quelques années avant de mourir autour de 1831. On ne connaît pas le lieu de sa sépulture.

John Brant (aussi appelé Dekarihokenh, Ahyouwaeghs, Tekarihogen), chef de guerre mohawk (1794-1832)

John est le fils du célèbre chef de guerre mohawk Joseph Brant. Il devient, avec Norton, un des principaux chefs de guerre des Haudenosaunee, ou Six nations, durant la guerre de 1812.

 

Quand la guerre éclate en 1812, Brant et Norton recrutent immédiatement un certain nombre de guerriers des Six nations et offrent leurs services au major-général britannique Sir Isaac Brock, commandant des forces britanniques et président du Haut-Canada (Ontario). Les Six nations dirigées par Brant et Norton jouent un rôle essentiel dans la bataille des hauteurs de Queenston et plusieurs autres batailles au cours des trois années de conflit. Brant demeure un personnage intéressant ancré dans deux mondes. Il grandit principalement dans le manoir de son père, à Burlington, où il mange dans une belle vaissellerie chinoise avec des couverts en argent pendant que les esclaves de la famille prennent soin de lui, mais il est aussi à l'aise vêtu de peau de daim en compagnie de ses cousins des Six nations sur la rivière Grande. Il déménage à la réserve de la rivière Grande après la mort de son père à Burlington, en 1807. C'est un homme instruit qui a étudié dans des écoles d'Ancaster et de Niagara (Niagara on the Lake) et qui aurait pu accomplir de grandes choses s'il n'était pas décédé du choléra à un jeune âge, en 1832.

Après la guerre de 1812, Brant travaille sans relâche afin de défendre les droits fonciers des Six nations et d'obtenir que les Britanniques leur remettent des titres de propriété. En 1821, il se rend en Angleterre en compagnie de Robert Johnson Kerr pour demander à la Couronne de conclure une entente avec les Six nations concernant leurs droits fonciers. Ces efforts demeurent vains et Brant retourne au Haut-Canada sans que les questions territoriales soient réglées.

À la fin de la guerre de 1812, Brant reçoit le grade de lieutenant au ministère des Affaires indiennes britannique et, en 1828, il est nommé surintendant des Six nations de la Grande. Deux ans plus tard, il est élu à la Chambre d'assemblée de la province du Haut-Canada, mais il perd son siège lorsque son élection est contestée et que la décision rendue lui est défavorable.

Brant meurt à 38 ans durant l'épidémie de choléra de 1832. Il est enterré dans la chapelle des Mohawks de Sa Majesté à Brantford.

 

 

Guerre Creek (1813-1814)

En février 1813, une guerre civile éclata au sein de la nation Creek, entre les Red Sticks et les Creeks qui avaient adopté le mode de vie des « hommes blancs ». Les Américains situés à proximité des affrontements étaient fortement inquiets que le conflit ne s’étende. Devant la menace grandissante, ils exigèrent que le gouvernement intervienne rapidement. Cependant, les troupes fédérales étaient déjà mobilisées pour le conflit avec le Royaume-Uni et les États du Sud durent ainsi lever leurs propres milices pour se défendre. Le colonel Jackson et le major-général William Cocke menèrent vers le Sud une force d’environ 2 500 hommes chacun, pour attaquer les tribus Creeks. Ces deux troupes étaient principalement composées de miliciens du Tennessee, de guerriers Cherokee et de militaires.

Même si la mission de Jackson était de pacifier les Creeks, il poursuivait l’objectif plus ambitieux de prendre la ville de Pensacola où siégeait le gouverneur espagnol. À la fin de l’année 1813, les troupes de Jackson avaient remportées plusieurs batailles, dont celles de Tallushatchee et de Talladega. Cependant, comme les miliciens ne s’étaient engagés que pour trois mois, il fut contraint de dissoudre les troupes à l’issue de ce terme. Après avoir remobilisé et formé de nouvelles troupes, Jackson et le général John Coffee étaient à la tête d’une armée de 3 200 hommes, composée de 2 600 militaires et de près de 600 Indiens.

Le 27 mars, Jackson et Coffee vainquirent de manière décisive les Creeks lors de la bataille de Horseshoe Bend, tuant près de 800 des 1 000 Creeks, contre 49 tués et 154 blessés pour les combattants américains et cherokees. Jackson poursuivit les Creeks survivants jusqu’à ce qu’ils se soient tous rendus. Cette victoire conduisit à la signature du traité de Fort Jackson qui mit fin au conflit Creek, le 9 août 1814. La plupart des historiens considèrent que la guerre Creek fait partie intégrante de la Guerre de 1812, dans la mesure où les Britanniques les avaient appuyés pour déstabiliser le gouvernement américain.

 

 

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