guerre d'indépendance américaine 1775-1783

 

LA GUERRE D'INDEPENDANCE DES ETATS UNIS
1775 - 1783

 

BELLIGÉRANTS :

-        LES TREIZE COLONIES APPUYÉES PAR 5 500 AMÉRINDIENS VENANT DES TRIBUS ONNEIOUTS, TUSCARORA, CATAWBA, LENAPES.

 

-        LE ROYAUME DE GRANDE BRETAGNE APPUYÉE PAR 13 000 AMÉRINDIENS VENANT DES TRIBUS CAYUGAS, MOHAWKS, ONONDAGAS, TSONNONTOUANS, CHEROKEES.

 

 

Au cours des années 1760, la disparition de la menace française et la croissance

démographique entraînèrent une expansion de la colonisation vers l'Ouest. Désireuse de redessiner

les  nouvelles  frontières  de  ses  diverses  possessions  en  Amérique  du  nord  et  de  mettre  fin  à

l'implantation non autorisée de colonies dans les territoires autochtones, la Couronne émit en 1763

une  Proclamation  royale  qui  créait  la  nouvelle  colonie  de  Québec  (qui  incluait  ce  que  sont

Aujourd’hui le Québec et l'Ontario). Un traité ultérieur, conclu à Fort Stanwix en 1768, établit entre

Blancs et Autochtones une frontière dont le tracé allait du lac Oneida (au nord de la région de New

York) aux limites de la Pennsylvanie et obliquait ensuite vers le sud-ouest en se dirigeant vers la

rivière Ohio dont elle épousait ensuite le parcours.

 

 Conçues pour protéger les nations des Grands Lacs et assurer une expansion pacifique de la

zone frontière, ces mesures irritèrent les colonies américaines voisines, qui les considérèrent comme

une  tentative  arbitraire,  de  la  part  de  la  mère  patrie,  de  limiter  leur  expansion  vers  l'ouest.  Ce

ressentiment, ajouté à une augmentation des taxes imposées pour assumer les coûts de la défense de

la colonie, provoqua des désordres civils généralisés durant les années 1770. Alors que les Treize

Colonies américaines s'apprêtaient à rompre ouvertement avec les Britanniques (ce qui se produisit

en 1775 à Lexington et à Concord, au Massachusetts), les deux camps s'efforcèrent de recruter des

alliés chez les Autochtones.

 Les deux belligérants cherchent d’abord la neutralité des tribus indiennes par peur de leur méthode de guerre sauvage. Aucune des parties ne souhaitait ternir son image en étant le premier à faire appel aux sauvages.

Mais la nécessité dans ce conflit âprement disputé laissa place aux scrupules.

Le choix indien était simple : la plupart des biens de valeurs et du commerce venaient de l’Angleterre, alors que la plupart des intrus sur leurs territoires de chasse étaient des colons.

La cause coloniale était désespéré, ils allèrent jusqu'à offrir des états souverains et des représentants au Congrès aux tribus Delaware et Cherokee, mais les offres furent rejetées.

 

 Les tribus les plus concernées par cette guerre étaient les membres de la confédération Iroquoise. Puissante et principalement pro-britannique, la confédération occupé un secteur stratégique le long de la rivière Hudson, entre le Canada et les treize colonies.

 Les six nations de la confédération se disputèrent politiquement. Les Seneca, Mohawk, Cayuga et Onondaga joignirent les Britanniques tandis que les Oneida et Tuscarora soutenaient la cause américaine.

 Le congres américains autorisa George Washington a engagé 2 000 indiens dans son armée, finalement dans les 250 000 hommes de son armée, au moins 5 500 étaient Amérindiens.

 

Un grand nombre d’indiens ayant servis la cause coloniale étaient des descendants des ‘‘ Indiens Chrétiens de la Nouvelle Angleterre’’. Totalement assimilées, christianisées et mariées à des blancs, ils provenaient des nations Mahicans, Wappinger et des très nombreuses tribus des premières colonies anglaises. Les Indiens de Stockbridge, Massachusetts; principalement descendants des Mahicans formerent une compagnie complete dans l’armee coloniale et se battirent dans les plus grandes batailles de la Révolution Americaine.

Cette compagnie disparue en août 1778 lorsqu’elle se battit contre le Queen’s Rangers, une unité d’élite de cavalerie anglaise. 40 Mahicans furent tués et 10 faits prisonniers. Après la bataille, les habitants de Stockbridge enterrèrent les corps des soldats en rendant les honneurs militaires sur un site connu aujourd’hui sous le nom de Indian Field, dans le Bronx de New York.

 

Les Oneidas, également fortement christianisé, formèrent une milice indépendante pour la cause coloniale sous le commandement du Capitaine Tewahangaraghken, dit Honyery Doxtator. A la bataille d’Oriskany, sa femme Tyonajanegen, recharger son fusil et le fusil de son mari gravement blessé tout en continuant le combat. La bataille d’Oriskany marqua la rupture de la confédération iroquoise. Les Oneidas se battirent contre les Mohawks menés par Joseph Brant, chef Mohawk et officier britannique.

 La révolution américaine tourna en guerre civile dans la confédération Iroquoise, au point ou un Oneida fidèle aux Américains fut capturé par son propre frère, fidèle aux Britanniques !

 

La  défaite  de  Burgoyne  et  sa  reddition  à  Saratoga  entraînèrent  la  France  aux  côtés  des

rebelles américains et le conflit s'étendit aux dimensions d'une guerre européenne. Au cours des cinq

années suivantes, les alliés autochtones de l'Angleterre, dirigés par le chef agnier Thayendanegea

(nommé aussi Joseph Brant), participèrent à une suite de campagnes et de raids contre les colonies

frontalières de New York et de la Pennsylvanie. On ne se faisait de quartier ni d'un côté ni de l'autre.

Bien  que  le  théâtre  de  la  guerre  classique  se  soit  déplacé  vers  le  sud  en  1780,  les  alliés  de

l'Angleterre  remportèrent  leurs  plus  remarquables  succès  -  Sandusky  et  Blue  Licks  -  après  la

reddition  de  Cornwallis  à  Yorktown  en  1781.  Mais  les  Autochtones  subirent  aussi  des  pertes

terribles.  Les  territoires  de  la  Ligue  iroquoise  furent  dévastés  lors  d'une  campagne  punitive

américaine menée en 1779 et, en 1782, se produisit un des pires épisodes de cette guerre, alors que

des  soldats  américains  massacrèrent,  à  Gnadehutten,  plus  d'une  centaine  d'Indiens  Delaware  -

hommes, femmes et enfants.

 

 N'ayant  jamais  subi  la  défaite,  Brant  et  ses  guerriers  furent  sidérés  en  apprenant  les

conditions du traité de Paris de 1783, lequel mettait fin aux hostilités et traçait, en Amérique du

Nord,  une  nouvelle  frontière  internationale  entre  les  possessions  britanniques  et  ses  anciennes

colonies. Négocié et conclu en Europe par des hommes d'État européens et américains, ce traité ne

comportait pas une seule référence aux nations autochtones qui avaient participé au conflit, même

s'il cédait à la nouvelle république américaine les territoires de ceux qui avaient combattu aux côtés

de l'Angleterre. Les Indiens, écrivit à Londres un officier du Indian Department, se sentaient, avec

raison, trahis par ce traité. Ils :

 

¼estiment que nous nous sommes conduits envers eux d'une manière traîtresse et cruelle; ils

m'ont dit qu'ils ne pouvaient pas croire que notre roi pouvait prétendre céder aux États-Unis

ce qui ne lui appartient pas [¼] qu'ils défendraient leurs justes droits ou périraient, ce faisant,

jusqu'au dernier homme, qu'ils n'étaient qu'une poignée mais qu'ils mourraient comme des

hommes, ce qu'ils croyaient préférable à la misère et à la détresse qui seraient leur lot s'ils

étaient privés de leurs terrains de chasse

 

Ce ressentiment était si fort que les autorités britanniques craignirent longtemps, après 1783,

d'être  attaquées  par  leurs  alliés  d'hier;  mais,  fort  heureusement  pour  le  Canada,  les  Américains

traitèrent si mal leurs nouveaux et involontaires sujets que ces derniers revinrent graduellement, en

dépit de cette trahison, à leur allégeance traditionnelle.

 

 On offrit aux loyalistes iroquois, tout comme aux loyalistes blancs, des terres au Canada et

une compensation financière. Brant, chef de guerre, et Tekarihogen, chef du temps de paix, menèrent

1800 Agniers, Goyogouins et autres Autochtones dans un vaste territoire situé en bordure de la

Grande-Rivière (Grand River), au nord du lac Érie, cependant que John Deserontyon implantait une

plus petite communauté agnier à Tyendinaga, dans la baie de Quinte (lac Ontario). John Graves

Simcoe, gouverneur de la nouvelle colonie du Haut-Canada, créée en 1791 et qui devait devenir l'Ontario, espérait que ces nouvelles colonies feraient activement obstacle à une possible agression américaine venue du sud.

 

La guerre finie, les nouveaux États Unis traita les Indiens comme des ennemis à détruire, malheureusement ils ne firent aucune distinction entre leurs alliés et leurs ennemis pro-britannique.

 

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