bataille de windmill 1838

 

LA BATAILLE DE WINDMILL


 Cette bataille survint en novembre 1838 à proximité de Prescott, sur la rive canadienne du Saint-Laurent. Quelque deux cents  Américains,  partisans  convaincus  d'un  gouvernement  républicain  ou  simples  pilleurs  et croyant, à tort, que plusieurs Canadiens les accueilleraient à bras ouverts, franchirent le fleuve et prirent position à Windmill Point, dans le moulin et dans les maisons de pierre adjacentes. Il fallut six jours à une force combinée de réguliers britanniques et de miliciens canadiens pour tuer ou

capturer ces « Patriot Hunters » (comme ils se nommaient eux-mêmes). Le camp canadien compta dix-sept tués (3 officiers  et 14 soldats) et une soixantaine de blessés.  Les  envahisseurs, massés derrière des murs de pierre, perdirent 45 hommes, tués ou blessés. La victoire fut acquise lorsque les murs de pierre furent abattus par les canons britanniques qu'on avait acheminés sur des barges dont les  équipages  comptaient  des  Mohawks  Tyendinaga,  « tous  fortement  désireux  de  vérifier  la précision de leur tir sur les prétendus Patriots. » (Les meneurs de cette invasion furent plus tard pendus ou exilés à Van Diemen's Land.)

 À cette époque, les guerriers autochtones furent principalement employés à patrouiller les frontières maritimes du Haut et du Bas-Canada, i.e. les rives du Saint-Laurent, celles des Grands Lacs et les voies navigables adjacentes. En plus de prévenir toute activité suspecte, ils aidaient à

capturer les déserteurs des garnisons et des avant-postes britanniques. Depuis le début du 18eme siècle, la désertion avait constitué un problème pour les commandants britanniques, et les primes accordées  lorsqu'on  livrait  les  déserteurs   assuraient  un  revenu  modeste  mais  régulier   aux

communautés autochtones situées à proximité des avant-postes britanniques. « Et je promets ¼ que ni moi ni personne de ma tribu n'inciterons de quelque manière un militaire de Sa Majesté à déserter, ni ne l'aiderons à s'enfuir, mais, au contraire, ferons tout en notre pouvoir pour le ramener à la

Compagnie, au Régiment ou à la Garnison à laquelle il appartient. « C'est en retour de tels services que les communautés autochtones continuèrent de recevoir des présents annuels jusqu'au retrait des garnisons britanniques durant les années 1870.

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