2eme guerre mondiale 1939-1945

LA SECONDE GUERRE MONDIALE
1939 - 1945

 

Le 10 septembre 1939, le Parlement du Canada déclare la guerre à l’Allemagne nazie. Les armées hitlériennes ont envahi la Pologne et les leaders du monde occidental constatent que la politique de l’apaisement n’est plus viable. Il faut contrer l’agression nazie, et le Canada ne peut rester en marge d’une autre grande guerre dans laquelle la Grande-Bretagne est impliquée. Pourtant, le premier ministre, William Lyon Mackenzie King, répugne à s’y engager totalement. Au départ, l’effort de guerre du Canada sera donc « à responsabilité limitée ». Un modeste contingent d’une seule division est envoyé outre-mer, et le gouvernement fait porter le reste de son effort sur le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique et sur la préparation à la production de guerre. Des événements terribles ne tardent pas à entraîner le Canada dans le conflit et, pendant six pénibles années, les Canadiens investiront leurs énergies dans un combat destiné à protéger et à maintenir les idéaux démocratiques de l’Occident. À la fin de la guerre, sur une population de seulement 11 millions d’habitants, plus d’un million de Canadiens et de Canadiennes auront servi dans les Forces.

En dépit du mécontentement exprimé par les anciens combattants autochtones pendant l’entre-deux-guerres, un vent de patriotisme indéniable souffle sur le Canada après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Lorsque les armées allemandes envahissent successivement le Danemark, la Norvège, la Hollande, la Belgique et la France en mai et en juin 1940, le gouvernement passe d’un « effort de guerre limité » à une politique de « guerre totale ». Les peuples autochtones, comme tous les autres Canadiens, sont appelés à faire des sacrifices et à contribuer à la croisade nationale lancée dans le but de vaincre l’agresseur totalitaire.

 

Des militaires autochtones figurent parmi les victimes tombées à Hong Kong et à Dieppe; d’autres combattent en Italie et en Sicile.

D’autres encore escortent des convois dans la bataille de l’Atlantique et font partie d’équipages de bombardiers et de chasseurs, un peu partout dans le monde. Certains prennent part au débarquement du jour J avec la 3e Division d’infanterie canadienne et aux campagnes de Normandie et de l’Europe du Nord-Ouest. La guerre rassemble tous les Canadiens qui sont prêts à sacrifier leur vie pour rétablir la paix et la sécurité dans un monde en pleine tourmente.

 

Après la grande guerre, les indiens aux États Unis continuèrent a s’enrôler dans l’armée. Au moins 4000 servait l’armée américaine juste avant Pearl Harbor. Immédiatement après l’attaque japonaise, les Indiens s’enrôlèrent massivement. La moitie des hommes engageable de certaines tribus furent volontaires pour le service, de nombreuses tribus firent des conseils spéciaux de guerre pour préparer leurs membres a la mobilisation. Le conseil tribal Navajo, tena une convention spéciale en janvier 1942. avec ses 50 000 membres, le conseil déclara son support a l’effort militaire américain et promis de rester fidèle aux états unis jusqu'à la victoire complète de leur pays.

 

Au moins 45 % des volontaires Navajos furent refuses à cause de la santé et de l’age, mais au moins 3600 d’entre eux, soit 6% de la population, servirent l’armée.

 

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Si enthousiastes à l’enrôlement, que certains d’entre eux arrivèrent avec leurs propres armes, et équipements de guerriers. A Fort Défiance, les volontaires restèrent des heures sous une neige battante afin de signer leur feuille d’enrôlement. 900 Navajos étaient engagés dans l’armée le lendemain de la déclaration de guerre.

 

La même ferveur se fit sentir à travers tous les USA : 25% des Apaches Mescaleros s’enrôlèrent. A la réserve Lac Oreilles au Wisconsin, 100 Chippewa sur une population de 1700 personnes s’enrôlèrent. La réserve Grand Portage envoya presque tous ses hommes. Fort Peck, montana, 131 blackfeet. Hopi 213 hommes sur une population de 2205 personnes.

 

De nombreux volontaires furent rejeter pour cause de santé ou d’age. Un indien Pima se plaigna de ne pouvoir s’enrôler à 7 reprises car il avait 37 ans. Un indien d’Arizona ne put s’enrôler à cause de son excès de poids. Un Chippewa rejeter car pas de dents : ‘’ je veux les tuer, pas les mordre !!’’

 

En 1942, 99% des hommes indiens éligibles pour l’armée étaient enregistrer pour le service. Selon le bureau des affaires indiennes, 24251 indiens servirent l’armée durant la guerre et au moins 20 000 autres vivant hors réserve et non enregistrer comme indiens servirent également. En d’autres mots, au moins 45000 indiens américains servirent durant la seconde guerre mondiale, soit plus de 10% de la population indienne de l’époque. Encore une fois, ils étaient volontaires a plus de 90%.

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La plupart des soldats indiens étaient recensées comme blancs sur les feuilles d’enrôlement, mais dans le sud des États unis, les Indiens étaient envoyés dans les unités colorés de l’Armée avec les noirs. 3 Rappahannock de Virginie reçurent une sentence de 6 mois de prison pour avoir refuser de se reporter à une unité noire lors de leur enrôlement.

Les raisons de se porter volontaire pour défendre le Canada et la Grande-Bretagne sont nombreuses et, comme dans le cas de la Première Guerre mondiale, elles sont aussi diversifiées que le sont les Autochtones qui y prennent part. Lawrence Martin, un Ojibway de la bande de Red Rock, dans le Nord de l’Ontario, compte de nombreux membres de sa famille ayant servi dans les deux guerres mondiales. Son oncle a trouvé la mort à Passchendaele et son père a été blessé deux fois pendant la Première Guerre mondiale. Ce dernier lui dit : « Si tu dois aller à la guerre, ne te soustrais pas à ton devoir. » Martin servira dans le Lake Superior Regiment, en Europe.

Sidney Gordon, qui a grandi dans la réserve de Gordon en Saskatchewan, s’enrôle dans l’armée en avril 1941. « J’étais célibataire; alors, je me suis dit que ce serait une bonne expérience pour moi de m’enrôler dans l’armée » , de se rappeler Gordon. À l’époque, il touche un maigre salaire comme ouvrier agricole. Il ajoute : « Alors je me suis dit qu’un dollar et demi par jour serait mieux que ce que je gagnais; et puis je serais nourri et vêtu; alors, j’y ai bien réfléchi. » Russell Modest, un membre de la bande Cowichan ayant servi durant la Seconde Guerre mondiale, se rappelle s’être enrôlé dans l’armée en raison de l’expérience qu’il a vécue au pensionnat indien Coqualeetza de Sardis, en Colombie-Britannique : « J’ai entendu certains employés parler d’un membre de leur famille ou de proches qui avaient été tués dans les bombardements à Londres, en Écosse et de frères et de cousins qui avaient été tués en Afrique. » Son expérience de la vie au pensionnat l’avait préparé à la vie militaire :

Nous nous alignions tous les matins pour tout : le déjeuner, le dîner, le souper, l’église […] Alors, quand je suis entré dans l’armée, ce n’était rien de nouveau pour moi; je me suis intégré rapidement et plus facilement que certains des Blancs qui arrivaient de la ville et n’avaient aucune idée de ce qu’était la discipline militaire, vous comprenez. J’étais donc un peu préparé. J’ai quitté l’école à 16 ans et j’ai travaillé quelques années [...] Quand j’ai eu 18 ans, au lieu d’aller travailler [...] dans l’industrie forestière […] je me suis présenté au service du recrutement et je me suis enrôlé.

Comme d’autres, il s’enrôle par esprit patriotique, animé du désir d’aider à vaincre les Allemands; il veut « faire sa part ». Son père est bouleversé. Modest explique : « Il m’a dit je sais ce que tu as fait et ça ne te regarde pas. Si la guerre se passait au Canada, je comprendrais que tu fasses ce que tu as fait et que tu aides ton pays, mais la guerre se passe en Europe, c’est une guerre européenne, tu n’as rien à y voir, ça ne te regarde pas et je n’approuve pas ce que tu as fait. Je lui ai dit qu’il était trop tard, que j’avais prêté serment et que je ne pouvais plus reculer ». Outre-mer, Modest ira au front avec le Lanark and Renfrew Scottish Regiment, qui combattra dans les montagnes, les vignobles et les petites villes d’Italie.

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Pour certains soldats autochtones, le service militaire est une aventure, une possibilité de manifester leur loyauté envers le Roi et la Reine. Le chef Walking Eagle, de Rocky Mountain House, en Alberta, incarne ce sentiment lorsqu’il déclare : « Chaque Indien au Canada se battra pour le roi George. » Pour d’autres, ce sera l’occasion de perpétuer la tradition du guerrier ou de se libérer du climat suffocant qui règne dans les réserves. Pour un grand nombre de recrues remplies d’espoir, le service militaire représente une chance d’échapper au chômage. La dépression des années 1930 a fait des ravages dans bien des communautés des réserves et, comme d’autres Canadiens, les hommes autochtones veulent subvenir aux besoins de leur famille par tous les moyens possibles. Devenir soldat assure un bon salaire, auquel s’ajoute une allocation pour personnes à charge. Après le déclenchement de la guerre, les volontaires enthousiastes sont nombreux et les files d’attente pour l’enrôlement s’allongent.

Au début de la guerre, la Marine royale du Canada, l’Armée canadienne et l’Aviation royale du Canada se montrent sélectives envers les candidats à l’enrôlement. L’Armée recherche des candidats en bonne santé et répondant à des exigences minimales quant à l’instruction. Partout au pays, il y a beaucoup plus de volontaires que d’élus, et les barrières raciales à la participation autochtone qui étaient évidentes pendant la Première Guerre mondiale existent toujours. Dans l’ensemble, les Autochtones ont un niveau d’instruction bien inférieur à celui de la plupart des autres Canadiens, ce qui, au début de la guerre, en empêchera beaucoup de s’enrôler. L’incidence de la tuberculose et d’autres maladies infectieuses parmi les populations autochtones est largement supérieure à celle que l’on observe dans les communautés non autochtones. Un rapport de la division des Affaires indiennes révèle que les cas de tuberculose parmi les Indiens pendant la guerre sont « dix fois supérieurs aux taux constatés parmi la population blanche ». En fait, un surintendant adjoint des services médicaux note qu’il est possible de déterminer l’état de santé de la communauté d’une réserve d’après le nombre de recrues qui en sont issues. D’autres obstacles à l’enrôlement des Autochtones s’ajouteront, apparemment motivés par des préférences individuelles. Ainsi, dans certaines régions, verra-t-on des officiers de recrutement locaux hésiter à retenir des candidats parmi les volontaires autochtones, en dépit des lettres élogieuses provenant d’Ottawa qui vantent les mérites des Autochtones. Dans certains cas, ces refus découlent d’idées préconçues selon lesquelles les recrues autochtones ne peuvent supporter les rigueurs du programme d’entraînement et le confinement dans les casernes.

La Marine royale du Canada se montre plus sélective encore que l’Armée dans sa politique de recrutement. Selon la politique en vigueur au début de la guerre, seule une personne « de pure ascendance européenne et de race blanche » peut être admise dans la Marine. Dans les faits, cette politique empêche toute participation autochtone. Cette politique discriminatoire tient à trois raisons, exposées dans un rapport du commandant de la côte du Pacifique, à savoir : que l’exiguïté des espaces ne se prête pas à une interaction positive des races; que l’accès des Autochtones à l’alcool est frappé de restrictions légales (la Marine est alors le seul service à distribuer encore une indemnité de grog à ses troupes); que les Indiens doivent disposer de mess distincts. Le gouvernement canadien maintient cette politique jusqu’au 12 mars 1943. Notons cependant que cette politique n’est pas appliquée de façon absolue, puisque le rapport de 1942-1943 des Affaires indiennes indique que la Marine compte déjà neuf Indiens inscrits dans ses rangs.

 

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L’Aviation royale du Canada applique des standards d’instruction élevés et, du reste, n’accepte pas les candidats d’origine ethnique. L’Aviation royale du Canada est étroitement liée à son équivalent britannique, la Royal Air Force, dont elle est censée observer les mêmes codes de conduite et les mêmes politiques. Avant la guerre, la règle en vigueur parle non seulement de « pure ascendance européenne », mais très précisément aussi de « fils de parents qui sont tous deux […] sujets britanniques ». En 1939, la correspondance du Chef de l’état-major de l’Air par intérim montre que les Amérindiens sont l’exception à cette règle. En dépit de cette ouverture apparente, la représentation des Autochtones dans la force aérienne est bien inférieure à ce qu’elle est dans l’infanterie. Pour devenir pilotes, les candidats doivent préalablement avoir obtenu leur « immatriculation junior », c’est-à-dire avoir fait quatre ou cinq ans d’études secondaires (11e ou 12e année), ce qui, à toutes fins utiles, élimine presque tous les candidats autochtones, quand on sait qu’à l’époque, plus de 75 p. 100 des Autochtones du Canada ont un niveau d’instruction qui ne dépasse pas la troisième année. C’est ainsi que le rapport des Affaires indiennes de 1942-1943 fait état de seulement 29 militaires indiens dans l’ARC. Néanmoins, des hommes comme David Moses, un indien delaware d’Ohsweken qui a étudié l’agriculture à l’Université de Guelph avant la guerre, servent au sein de l’ARC. Pendant la dernière année de la guerre, Moses se trouve en Islande, où il pilote un Consolidated Canso, hydravion à coque en mission de convoi, à la recherche de sous-marins allemands, les U-boat.

 

Si louable qu’ait été cette participation initiale, McGill note par la suite que, dès 1942, le taux de participation n’est pas aussi élevé qu’il l’a été pendant la Première Guerre mondiale. Les Autochtones, hommes et femmes, sont attirés par les emplois rémunérateurs des industries de guerre, offerts hors des réserves. On s’enrôle encore dans toutes les provinces du Canada et le Rapport annuel de 1942 indique une hausse des enrôlements, dont le nombre est passé à 1 801. Mais, au milieu de 1943, le nombre de militaires indiens augmente, pour passer successivement à 2 383, puis à 2 603 en 1944. À la fin de la guerre, le rapport officiel de la division des Affaires indiennes indique que 3 090 Indiens (2,4 p. 100 des 125 946 Indiens inscrits dénombrés dans le recensement canadien) ont participé à la guerre. Comme dans le cas de la Première Guerre mondiale, le nombre de soldats autochtones est sans aucun doute plus élevé, étant donné que les Indiens non inscrits et les Métis sont exclus de ce calcul.

 

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Tout comme durant la première guerre mondiale, les amérindiens firent face à de nombreux stéréotype puisque la plupart des blancs n’avaient jamais rencontré d’indiens en personne.

Le problème commençait déjà avec leurs noms. Quand Charles Kills The Enemy (tuer les ennemis en Français) voulut s’engager, le préposer lui demanda à plusieurs reprises son vrai nom de famille. Il fallut un long moyen a Kills the enemy pour prouver qu’il était sérieux et qu’il s’agissait bien de son vrai nom.

 

Un autre cas connus est celui de Get Shot With Two Arrows ( a été blessé par deux flèches). Blessé au combat, quand l’infirmière lue son dossier a l’hôpital, elle lui demanda comment il a pu faire pour être blessé par deux flèches. ‘’Get Shot With Two Arrows’’ lui expliqua qu’il ne s’agissait pas de sa blessure mais bel et bien de son nom.

 

Très souvent, les Indiens furent surnommer Chef ou Geronimo par leur frère d’armes. Les Indiens ressentaient peu d’offense concernant ces surnoms, il s’agissait pour eux d’ignorances plus que de racisme, et comme certains vétérans le signaleront plus tard, cela marquer un respect de la part des blancs qui comprenait mal pourquoi les Indiens servaient aussi fièrement leurs anciens ennemis.

 

La plus grande différence culturelle entre blancs et indiens se retrouvait surtout au niveau des objets d’artisanat et des cérémonies. Très souvent, les Indiens portaient sur eux des objets tels que plumes, sac médecine, foin d’odeur … Rentrés au pays, les vétérans brûlaient la plupart de ces objets, purifiant ainsi leurs âmes et leur esprit.

 

Ces objets marquer aussi le respect de l’ennemi. Quand Frankie Redbone, un Kiowa, fut capturer en 1944 ; les Allemands lui demandèrent de déposer tous ses biens sur la table. Le garde allemand remarqua un petit sac médecine dans le tas et demanda à Redbone de quoi il s’agissait. ‘’Médecine Indienne’’ répondit Redbone. Le garde emporta tous les biens de Redbone, hormis le sac médecine, espérant que celui ci aidera Redbone durant sa captivité… qui dura 8 mois sans incidents.

 

Dans la Pacifique, plusieurs cérémonies furent mener par les Indiens présents, et très souvent, la curiosité une fois passée, les soldats blancs étaient invités à y participés. Selon des articles de l’époque, des cérémonies furent menées par des soldats Apache, Comanche, Crow, Kiowa, Navajo, Pima et Pueblo. On retrouvait entre autres la danse du diable, la danse de l’aigle, la danse des cerceaux, la danse de guerre et le chant des montagnes.

A leur retour de la guerre, les Indiens retournèrent à une vie misérable. Durant l’hiver 1947-1948, un journal nota la situation économique désastreuse de la nation Navajo. La plupart des gens vivant avec moins de 1000$ par an, la mortalité infantile était sept fois supérieure a la normale et seulement 1 enfant sur 5 était scolarisé.

 

Après la guerre, les Indiens étaient face à un avenir incertain, beaucoup quittèrent les réserves dans l’espoir de trouver du travail.

L’intégration rapide des indiens dans la société blanche devint un objectif vital pour le gouvernement. Les Indiens de l’époque voyaient à nouveau leur culture disparaître et tenter de survivre dans le monde d’après guerre.

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De nombreux anciens combattants autochtones soulignent qu’ils recherchent une chose plus que tout : que leur contribution soit reconnue. Ils ont participé à l’effort de guerre national de 1914 à 1919 et de 1939 à 1945. Ils ont combattu en tant qu’égaux aux côtés de leurs compagnons d’armes issus de toutes les couches de la société canadienne. Ils sont revenus chez eux conscients de ne pas être des citoyens « de deuxième classe » et animés des mêmes idéaux de démocratie, de liberté et d’égalité pour lesquels tant de Canadiens ont combattu et sont morts. Marins, soldats et aviateurs autochtones continueront à servir leur pays étant donné que le « nouvel ordre mondial » entrevu en 1945 ne réussit pas à instaurer la paix promise.

CONSCRIPTION AU CANADA

Au milieu de 1940, la situation des Alliés se dégradant en raison de la chute de la France et des Pays-Bas, le gouvernement canadien se heurte de nouveau à l’épineuse question de la conscription. À la fin de la Première Guerre mondiale, le décret C.P. 111 avait exclu les Indiens inscrits du service obligatoire outre-mer. Comme ce décret est révoqué avant qu’éclate la Seconde Guerre mondiale, il faudra à nouveau débattre de la question. Le Parlement adopte la Loi sur la mobilisation des ressources nationales (LMRN) le 21 juin 1940 dans le but d’intensifier l’effort de guerre du Canada. La Loi oblige les Canadiens et Canadiennes à s’enregistrer afin que le gouvernement fédéral puisse gérer de manière plus rationnelle les ressources du pays, mais fournit l’assurance aux Canadiens que la conscription servira exclusivement à défendre le pays.

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Néanmoins, plusieurs chefs autochtones et conseils de bande envoient à Ottawa des lettres et des pétitions pour exprimer leur inquiétude face à l’enrôlement et au service militaire obligatoires. La défense du pays n’est pas en cause; presque toutes les communautés autochtones sont en effet disposées à contribuer à l’effort de guerre. Le choix de servir outre-mer est une question de principe. En Alberta, le chef des Peigans et ses conseillers « sont d’avis que les Indiens ne devraient pas être astreints au service militaire », explique l’agent des Indiens en octobre 1940, « aux motifs qu’ils sont des Canadiens nés au pays et que les traités qu’ils ont signés les engageaient à s’établir, à déposer les armes et à vivre en paix avec les Blancs » . Plusieurs conseils tribaux du Nord-Ouest de l’Ontario adoptent aussi des résolutions dénonçant la conscription et exigent que leur agent des Indiens « use de toute son influence et stoppe toutes les fonctions du gouvernement ». Pour leur part, les Six-Nations, de Brantford, en Ontario, « protestent vivement contre l’imposition de 30 jours d’entraînement militaire aux jeunes hommes de cette réserve ». Devant les perturbations économiques que crée ce court cycle de service, on portera celui-ci à quatre mois, dans un premier temps, pour ensuite garder les mêmes 100 000 hommes sous les armes jusqu’à la fin de la guerre : le Canada était passé d’un effort de guerre « limité » à une politique de « guerre totale ».

Le gouvernement promet aux Indiens – et les dispositions de la LMRN leur en donnent l’assurance – que la plupart des Indiens inscrits ne seront pas envoyés à l’étranger, et beaucoup (d’Indiens) se plient à la conscription intérieure. D’aucuns résistent à l’application de la Loi en refusant de se présenter aux examens médicaux ou en fuyant la police lancée à leurs trousses, mesures de protestation qui deviennent plus courantes au lendemain d’un plébiscite national tenu le 27 avril 1942 qui libère le gouvernement fédéral de son obligation de n’employer les conscrits qu’à la défense du pays. Le projet de loi 80 autorise la conscription pour le service outre-mer au besoin. Les chefs des Premières nations soulèvent à cet égard la question de l’équité. « Pourquoi devrait-on nous demander d’y aller? », s’interrogent les chefs de la réserve des Gens-du-Sang, en Alberta. Ces derniers soulignent qu’à titre de pupilles du gouvernement qui n’ont pas le droit de vote, ils ne devraient pas avoir à « se soumettre comme des enfants et assumer cette responsabilité au même titre que ceux qui ont la chance d’être citoyens à part entière et sujets du Roi ». Seule leur émancipation remédierait à cette injustice. Le gouvernement répond que les Indiens sont astreints à la conscription comme tous les autres Canadiens de sexe masculin. Au Québec, une organisation de défense des droits des Autochtones connue sous le nom de « Comité de protection » soutient que les Indiens inscrits sont exemptés de servir comme conscrits, faisant valoir le statut inférieur des Indiens sous le régime de la Loi des Indiens et leur souveraineté (en tant que nations) aux termes de la Proclamation royale de 1763. Il s’ensuivra un affrontement entre la police et des résidants autochtones qui s’opposent à la conscription, à la réserve de Caughnawaga (Kahnawake), près de Montréal. Dans le Nord de l’Ontario, les communautés des réserves plaident l’exemption en invoquant les termes des traités Robinson-Huron et Robinson-Supérieur de 1850. Lorsque plusieurs opposants qui ont refusé de s’inscrire en appellent aux tribunaux, le ministère de la Justice explique que « les Indiens, étant sujets britanniques, doivent se conformer aux dispositions de l’article 3 des Règlements de 1940 sur les services nationaux de guerre (recrues). » Telle sera la position officielle du gouvernement pendant toute la guerre.

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En pratique, l’application de la LMRN se révèle quasi impossible, en particulier dans les régions isolées. Le cas d’Edward Cardinal, de Whitecourt, en Alberta, illustre les difficultés auxquelles font face les agents à l’enregistrement. Lorsqu’un avis ordonnant à Cardinal de subir un examen médical avant son entraînement militaire est retourné, intact, à l’expéditeur, l’agent à l’enregistrement d’Edmonton, s’enquiert auprès du maître de poste de la raison de ce retour. Ce dernier explique que Cardinal vit sur un territoire situé à 12 milles au nord de Whitecourt et qu’il ne passe cueillir son courrier que deux fois par année. D’autres Indiens qui pratiquent la chasse, la pêche et le piégeage sont encore plus difficiles à rejoindre et l’agent à l’enregistrement admet que, dans de nombreux cas, il est « pratiquement impossible » de les retrouver. Par exemple, dans les basses-terres continentales de la Colombie-Britannique, les Autochtones ont tendance à traiter les avis avec une « apparente indifférence », selon l’agent à l’enregistrement de Vancouver. Tout cela rend l’administration très difficile et, par conséquent, le gouvernement applique la réglementation avec bien peu de cohérence aux hommes autochtones. De plus, en raison des barrières linguistiques et de problèmes de santé persistants dans beaucoup de réserves, un grand nombre d’Indiens inscrits qui s’enregistrent n’auront jamais à servir; ainsi, les efforts de conscription visant les Autochtones donneront des résultats au mieux limités.

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RANGERS DE COLOMBIE BRITANNIQUE

Après l’attaque surprise du Japon contre Pearl Harbor, en décembre 1941, les résidents de la côte Ouest demandent à être protégés en cas d’attaque. Dans ce but, on crée le corps des Pacific Coast Militia Rangers en Colombie-Britannique. Les citoyens-soldats volontaires qui en font partie aident à défendre la « province du Pacifique » en patrouillant leur localité, en signalant toute situation qui paraît suspecte et en usant de tactiques de guérilla en cas d’invasion ennemie. En 1943, 15 000 Britannocolombiens et Yukonnais servent au sein des Rangers, de Dawson aux îles de la Reine-Charlotte et jusqu’à la frontière américaine. Les réalités démographiques et géographiques des zones côtières isolées font des Autochtones des Rangers « naturels ». Comme le rapporte le Vancouver Sun dans son édition du 6 mars 1942 : « Les Indiens, qui connaissent bien les sentiers mal cartographiés, se voient offrir la chance d’accomplir un travail héroïque dans la défense de la province […], dont ils occupent avec intelligence et sagacité les limites et les barrières naturelles, qu’ils rendent inexpugnables face à la menace japonaise. » Les Pacific Coast Militia Rangers donnent aux Autochtones de la Colombie-Britannique la chance d’oeuvrer à la défense de leurs communautés tout en poursuivant leur travail et leurs activités traditionnelles. Ils apportent une contribution vitale dans plusieurs secteurs, en particulier sur le très long – et vulnérable – littoral du Pacifique, où ils servent comme guides et éclaireurs auprès des soldats en service actif. Les membres des communautés autochtones fournissent des renseignements opérationnels importants aux forces militaires, à qui ils signalent les activités ou phénomènes inhabituels (notamment le repérage des ballons incendiaires japonais), jusqu’à la fin de la guerre, en septembre 1945.

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FEMMES AUTOCHTONES

 

 

 

 

Des femmes autochtones servent aussi et celles-ci notent l’esprit de camaraderie qui transcende les barrières ethniques. Dorothy Asquith, une Métisse qui sert dans le Corps auxiliaire féminin de l’ARC, écrit :

 

La discrimination? Tout le monde était tellement engagé dans tout ce qui entourait la guerre que personne n’avait de temps pour ce genre de mesquineries. Je crois que personne ne se préoccupait de la couleur de peau de ses camarades, surtout parmi les hommes qui étaient au combat. Des cousins à moi m’ont dit : « Qui pouvait bien s’arrêter à la couleur de la peau des autres? Nous étions tous si contents de pouvoir trouver un endroit où nous mettre à l’abri; personne ne s’occupait de qui était avec vous. Nous étions là-bas ensemble; deux vies. Voilà ce que je pense; tout était bien trop grave pour penser à des choses de si peu d’importance.

P. Gayle McKenzie et Ginny Belcourt Todd ont interrogé certaines militaires autochtones et noté leurs souvenirs dans Our Women in Uniform. Ces femmes disent s’être enrôlées pour des raisons qui ne sont guère différentes de celles qu’évoquent généralement les Autochtones de sexe masculin. Plusieurs femmes parlent de la solde de 65 cents par jour (inférieure à celle des recrues masculines), de la possibilité de voyager et de patriotisme. Les femmes reçoivent une formation dans des emplois non traditionnels, mais leur rôle premier en est un de soutien. La devise du Corps auxiliaire féminin de l’Aviation royale du Canada est : « Nous servons pour que les hommes puissent voler ». Dans le Service féminin de l’Armée canadienne, des femmes autochtones apprennent à dispenser les premiers soins, à exercer des fonctions d’administration militaire et à accomplir des tâches de mécanique automobile. En 1943, 16 des 1 801 militaires autochtones canadiens sont des femmes. Un document du gouvernement datant de 1950 indique que 72 Indiennes du Canada inscrites ont servi outre-mer pendant les deux guerres, on estime que 800 autres ont servis aux États Unis.

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HOME FRONT

 

La contribution directe des Autochtones à l’effort de guerre au moyen du service militaire s’accentue pendant les hostilités, tout comme ce fut le cas pendant la Première Guerre mondiale. Dans le Rapport annuel de la division des Affaires indiennes pour l’année 1940, le directeur H.W. McGill observe :


Toujours loyales, [les communautés indiennes] n’ont pas tardé à nous offrir leur aide, en hommes comme en argent. À la fin de l’année financière, une centaine d’Indiens s’étaient enrôlés et les contributions des Indiens à la Croix- Rouge et à d’autres fonds totalisaient plus de 1 300 $.

 

65000 indiens aux États Unis, soit 20% de leur population servirent sur le front intérieur et les nations indiennes investirent plus de 50 millions de $ en bonds de guerre et aide a la croix rouge. Sans oublier les terres cédées au gouvernement  pour l’agriculture et les camps de prisonniers.

 

Au pays même, les contributions vont au-delà du service militaire. Comme ce fut le cas pendant la Première Guerre mondiale, des clubs de bienfaisance féminins et des groupes communautaires font des dons et recueillent des fonds pour la Croix-Rouge et d’autres organismes de secours de guerre. À la fin de 1945, les bandes indiennes au Canada auront officiellement donné 23 596,71 $. Une note trouvée dans des registres des Affaires indiennes révèle que de nombreux dons sont versés directement à des organisations locales et que des « dons substantiels de fourrures, de vêtements et d’autres articles sont faits, dont la valeur en argent n’a pas été calculée » . Une communauté en particulier reçoit une reconnaissance internationale pour son soutien aux enfants devenus orphelins à la suite des raids aériens sur Londres. En 1941, les Indiens d’Old Crow, au Yukon, envoient 432,30 $ pour l’achat de bottes et des vêtements à l’intention de ces enfants. La presse britannique souligne leur générosité et la communauté d’Old Crow continue à soutenir divers fonds de guerre dans les années qui suivent.

LE CAS DES ALEUTS

Durant la bataille de Midway en juin 1942, le japon bombarda et envahit les îles Attu et Kiska dans la chaîne aléoutienne.

Sur Attu, M. et Mme Jones, employé au bureau des affaires indiennes, furent confrontés à l’invasion avec la population indienne locale.

Les 55 Aleut qui vivaient sur l’île furent capturer et envoyer dans des camps de travail au japon, seul 24 survécurent à la guerre.

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Pour protéger les autres Aleuts sur les autres îles, le gouvernement ordonna l’évacuation de tous les résidents vers des camps construits en Alaska et dans l’état de Washington.

Plus de 850 indiens Aleuts furent forcer d’évacuer les îles et ne purent emporter que le strict minimum. L’armée était charger de fournir vêtements et nourritures aux déportés mais échoua dans sa mission. Les Aleuts vécurent dans des conditions pitoyables, manquant de nourriture. Un grand nombre des Aleuts sont mort dans les camps. Les survivants retournèrent chez eux après la guerre, mais ils découvrirent que leurs maisons avaient été utilisées par les soldats de l’armée américaine et que la plupart de leurs biens personnels avaient été détruits par les soldats en leur absence.

 

BILL MAULDIN

 

 

L’une des icônes de la seconde guerre mondiale est le dessinateur Bill Mauldin qui servit dans la 45th division.

 Mauldin publia de 1940 a 1945 des dessins humoristiques dans des revues destinées aux soldats sur le front.

 Il doit sa célébrité à ses bandes dessinées de la Deuxième Guerre mondiale mettant en scène deux archétypes du soldat américain, « Willie and Joe », fantassins grincheux et débraillés qui endurent stoïquement les peines et les dangers du front. Ces dessins connurent une énorme popularité au sein de l'Armée américaine, que ce soit aux États-Unis ou sur les théâtres d'opération outre-mer.

 Peu de lecteur savait en fait que le fameux Willie était basé sur Rayson Billey, Indien 

Choctaw de Keota, Oklahoma. Billey était le sergent  de Mauldin.

Mauldin disait de son sergent qu’il devait être l’un de ses soldats de bandes dessinées.  ‘’ Ray est un vieux gars et un bon gars. Il tue des hommes car il doit le faire, c’est la guerre. Il doit le faire mais sans le vouloir. Tuer un homme ne lui apporte rien, avancer d’un pas sur le terrain en direction de Berlin le rapproche un peu plus de la fin de la guerre. On ne peut avoir plus humain et plus sage de caractère. C’est littéralement mon gourou.’’

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 CAMPS DE PRISONNIERS JAPONAIS

Par mesure de sécurité, il fut décider durant la 2eme guerre mondiale d’interner les Américains d’origine japonaise. Un premier camp de prisonnier américano-japonais fut construit sur la réserve indienne de Colorado River en Arizona. Au total, il en exista 3.

 Près de 7500 japonais furent internés dans ce camp.

Les terrains occupés devaient être utilisés pour une période de 4 a 6 ans et rendus aux nations après la guerre… qui au final devinrent des terrains réservés a l’armée et ne furent jamais rendus.

 

PROPAGANDE NAZI ET ANTI SVASTIKA

 Pour Hitler et ses propagandistes, les amérindiens étaient une ressource utile contre les États unis en cas de guerre. Il comptait sur le mal être des indiens pour se retourner contre le gouvernement américain en faveur du nazisme. Pour diffuser son message, les nazis firent installer d’immense antenne radio permettant de rejoindre les communautés indiennes. En 1938, Berlin accorda la citoyenne Aryenne a un descendant Sioux et Allemand, espérant ainsi s’accorder la faveur du peuple sioux. Les nazis allèrent jusqu'à inventer l’hypothèse qu’un ancien peuple germanique mirent les pieds en Amérique et s’intégrèrent dans les nations indiennes, ce qui conférait d’office la nationalité Aryenne a tous les Amérindiens.

 En 1933, un groupe pro nazi apparaît aux États Unis, les chemises grises. L’échec de la politique américaine et la propagande nazie feront enrôler des milliers d’indiens dans cette organisation. Avec les dons reçus de la part des chemises grises, du fond Germano Americain et la confédération nationaliste américaine, des armes sont rapidement acheter et distribuer dans les réserves. En 1938, le FBI surveillera de près les communautés indiennes de Californie, du Nouveau Mexique, d’Oklahoma et même les Yaquis au Mexique. Le gouvernement américain craint un soulèvement général Amérindien aux USA.

 Au commencement de la 2eme guerre mondiale, l’American Indian Fondation rejette toute idéologie nazie et bannie du statut d’indiens toutes nations et membres enrôler dans les organisations nazies Américaines. Son représentant officiel, considère officiellement les membres de ces clubs comme des ennemis de la nation américaine. Les représentants du Bureau des Affaires indiennes feront remarquer au gouvernement que la plupart des indiens sont contre les idées nazis et prêt à servir leur pays.

 Avec l’avancée de la guerre en Europe et la chute de la France, de la Belgique et du Luxembourg; une guerre verbale se forme aux USA entre amérindiens pro nazi et pro américain, mais le bureau des affaires indiennes constate que les sections nazies aux USA voient leur influence diminuer rapidement dans les réserves.

 Avec l’attaque japonaise sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941, les groupes Amérindiens pro nazi disparaîtrons totalement et, ironie du sort, les armes fournis aux indiens par ces groupes serviront une garde nationale Amérindienne aux USA pendant la 2eme GM. Le rêve d’Hitler de conquérir les USA par le biais des Amérindiens venait de s’écrouler.

La Svastika était un motif utilisé par les Amérindiens depuis des milliers d’années. Il fut retrouver sur des sites archéologiques en Ohio et au Mississippi. Il était souvent utilisé dans des cérémonies religieuses chez les cultures du Sud Est des États- Unis.

Pour les Hopi, il représentait l’un de ses clans, chez les Navajos il était le symbole d’une de leur légende. On en retrouve également des traces chez les Indiens de la Saskatchewan au Canada et chez les Kuna au Panama.

En règle générale, la Svastika représentait la création du monde et ses quatre points cardinaux.

En 1930, les Kuna du Panama obtenèrent une indépendance politique et leur drapeaux portait le symbole de la Svastika. Ce drapeau fut changer en 1942 afin de s’éloigner du symbole Nazi.

Dés la déclaration de guerre américaine en 1941, les nations indiennes du Sud Est des États unis signèrent une déclaration commune permettant la destruction de toute forme de Svastika dans leur culture.

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