FEMMES AUTOCHTONES

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Il existe très peu de documents ou d’informations concernant la contribution des femmes autochtones dans l’armée. Les historiens ont récemment redécouvert les actions d’une Oneida, Tyonajanegen a la bataille de Oriskany durant la révolution américaine. Femme du chef Hanyery, elle a combattu à ces cotés, chargeant son fusil et celui de son mari alors gravement blessé.

 

L’histoire de Sacajawea, Shoshone qui accompagna les expéditeurs Lewis et Clark  est déjà plus connus. Elle servit en tant que Scout et interprète dans l’expédition militaire.

 

Quatre sioux de Fort Berthold, Dakota du sud, servirent en tant qu’infirmière durant la guerre Hispano Américaine (1898). Assigné à l’hôpital militaire de Jacksonville en Floride, elles furent transférer à la Havane, Cuba. L’une d’entre elles, Sœur Anthony mourut de maladie a Cuba et fut enterrée avec les honneurs militaires.

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Au moins 14 femmes autochtones servirent le Corps Médical Américain durant la grande guerre, deux d’entre elles partirent en Europe. Infirmière Cora E. Sinnard, Oneida, gradué de l’école d’infirmière de Philadelphie servit huit mois en France et Charlotte Edith Monture, Iroquoise originaire du Canada.

 

Durant la deuxième guerre mondiale, elles furent près de 800 à s’enrôler dans différentes branches de l’armée.

 

Elva (Tapedo) Wale, une Kiowa, quitta sa réserve d’Oklahoma pour rejoindre le Corps d’Armée des Femmes. Le soldat Tapedo devint une Air WAC et travailla sur les bases aériennes de l’armée a travers les États-Unis.

 

Le Caporal Bernice (Firstshoot) Bailey de Lodge Pole, Montana, rejoigna le Corps d’armée des Femmes en 1945 et servit jusqu’en 1948. après la guerre, elle fut envoyée à Wiesbaden en Allemagne pour assister l’armée d’occupation.

 

Beatrice (Coffey) Thayer servira également l’armée d’occupation en Allemagne. Beatrice était assignés à la police militaire et surveiller les prisonniers de guerre allemand et fut accompagnés en permanence par des gardes armés. Elle quitta l’armée en 1970.

 

 

Alida (Whipple) Fletcher rejoint l’armée durant la seconde guerre mondiale et s’entraîna en tant que spécialiste médicale. Elle fut assignée a l’hôpital de Camp Stoneman, Californie. Alida fut de service le soir où deux navires chargés de munitions entrèrent en collision tuant 400 marins et en blessants des centaines d’autres. Alida fut charger de soigner la plupart des blessés. Cela resta la nuit la plus tragique de sa vie.

 

Le 1er lieutenant Julia (Nashanany) Reeves, Potawatomie de Crandon, Wisconsin, rejoignera le corps d’armée des Infirmières en 1942 et fut assignée à un navire hôpital envoyés dans le Pacifique. Elle fut ensuite transférée dans un hôpital en Angleterre pour soutenir le débarquement en Normandie le 6 juin 1944. De retour aux États-Unis après la guerre, elle se réengagea durant la guerre de Corée et fut mobiliser avec le 804th Station Hospital.

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Le soldat Minnie Spotted Wolf de Heart butte, Montana, s’enrôla dans la réserve féminine du corps des marines en juillet 1943. elle fut la première amérindienne à s’enrôler dans ce corps. Minnie conduisait des camions de 2 tonnes et s’occuper des chevaux.

 

Ola Mildred Rexroat, Sioux Oglala de Pine Ridge, South Dakota, rejoigna le Service de pilotage des Femmes. Son travail était de servir de cible fictive pour les étudiants en tir antiaérien. Après la guerre. Elle rejoigna l’US air force et servit durant plus de 10 ans.

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Durant les années 50 et 60, les femmes autochtones continuèrent à s’enrôler durant la guerre de Corée et la Guerre du Vietnam.

 

Sarah Mae Peshlakai, Navajo, s’enrôla dans le Corps d’armée Féminin en 1951 jusqu’en 1957. elle fut assignée à l’hôpital militaire de Yokohama au Japon et soigna les blessés de la guerre de Corée.

 

Verna Fender s’enrôla dans la Navy durant la guerre de Corée. Elle fut gravement blessée durant un exercice et soignée à l’hôpital naval. Elle poursuivra son entraînement et fut assignée au département des stocks.

 

 

Shirley M Aviso, Navajo, servit dans la Navy de 1953 a 1963. elle était l’officier en charge de l’équipe destinée aux messages cryptés.

 

Pearl Ross, Arikara, a rejoint les forcées aériennes en 1953 et fut assignée en tant que spécialiste médicale. Pearl se porta volontaire durant la guerre du Vietnam pour partir sur le front, mais son cas fut refusé, l’Air Force était hésitant à envoyer des femmes au Vietnam.

 

Barbara Monteiro a rejoint le Corps d’Armée Féminin en 1963. elle fut assignée au service administratif de l’armée durant la guerre du Vietnam.

 

Lance Caporal Valla Dee Jack Egge, servit dans le corps des Marines dans les années 60 et fut la secrétaire personnelle des généraux a la base des Marines de Parris Islands.

 

Le nombre de femmes en service augmenta encore durant les années 70 et 80.

 

Patricia White Bear rejoint la Navy en 1981 et devient mécanicienne a bord des navires de guerre. Dolores Kathleen Smith, Cherokee, devient pilote d’entraînement en 1982 et quitte l’Air Force avec le grade de Capitaine en 1990.

 

Des femmes autochtones perdirent également la vie en service. Katherine Matthews. Rejoint la Navy a la fin des années 70. elle mourut lors du crash d’un avion d’essai en 1985.

 

Terri Ann Hagen, Médecin de l’armée, fut tuée en combattant un incendie dans le Colorado en 1994.

Lori Ann Piestewa, mourut en captivité en Irak en 2003. elle est la première femme morte au combat dans le corps des Marines américains.

 

Depuis, leurs chiffres n’ont fait qu’augmenter et elles sont aujourd’hui présente dans toutes les branches de l’armée  et même dans les quatre académies militaires américaines. L’une de ses femmes est Micah Rae Highwalking, Cheyenne, entrée à West point en 2006. on estime qu’aujourd’hui 1,509 femmes d’origines Amérindiennes servent les forces armées.

Ironiquement, les femmes autochtones connurent des refus de la part des nations indiennes et non de leurs camarades de combat. La guerre étant une affaire d’homme, elles ne pouvaient porter les drapeaux dans les pow wows.

 

La nation Oglala Sioux a crée un chant de guerre moderne spécialement pour les femmes vétérans, leur réservant ainsi leur propre hommage durant les pow wows.

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