codetalker general

Les Code Talkers sont des soldats des États unis qui durant les guerres mondiales utilisèrent leurs langues natales pour transmettre des messages codés. Approximativement 400 a 500 indiens servirent l’armée américaine avec pour mission principale de transmettre des ordres de missions par téléphone ou radio a l’aide de codes utilisant leur langue d’origine.  Leur transmission d’ordre était d’une rapidité exceptionnelle.

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Le nom de Code Talker est souvent associé aux Navajos recrutés durant la seconde guerre mondiale par le corps des Marines dans le Pacifique. En réalité, Code Talker désigne tous les groupes de soldats utilisés pour la transmission de message dans une langue natale depuis les Choctaws durant la première guerre mondiale. L’armée utilisera les nations indiennes Cherokee, Choctaw, Lakota, Meskwaki, Comanche et Navajo pour le codage. Dans un autre ordre d’idée, des soldats d’origine Basque serviront également en Europe en tant que Code Talker.

  

Durant la première guerre mondiale, l’un des grands bénéfices de l’enrôlement amérindiens fut leur rôle en tant que messagers et opérateurs téléphonistes. Leurs langages étaient incompréhensibles pour l’ennemi. Dans le 142nd régiment seulement, on comptait 26 langues indiennes différentes. L’idée provint d’un de ses officiers qui demanda à deux choctaws de transmettre des ordres dans leurs propres langues. L’essai fut une telle réussite que de tels opérateurs téléphoniste apparurent partout sur le front : Comanche, Cheyenne, Cree, Osage et Lakota transmettent des ordres dans leurs langues d’origine.

  

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 La difficulté était de designer des mots militaires dans les langues indiennes. Les choctaws se créèrent une sorte de code, précurseur des fameux Code Talkers Navajos de la 2nd guerre mondiale :

 

A big gun = artillerie

Tribe = regiment

Grain of corn = battalion

Stone = grenade

Bad air = gaz

Scalps = casualties

Many scout = patrol

 

 Les soldats les plus connus de la 2eme guerre mondiale sont sûrement les Code Talkers, des indiens transmettant des messages codés dans leurs langues sur le champ de bataille.

 

L’armée recruta environ 55 indiens pour le codage en Europe et près de 300 navajos dans le pacifique.

En Europe, le Corps de signal de l’armée utilisa en premier des Comanches pour transmettre des messages. Mais Hitler était au courant de l’utilisation de codeurs indiens durant la 1ere guerre. Il envoya donc une équipe d’anthropologue Allemand en Amérique pour apprendre le plus de langues indiennes possibles avant le déclenchement de la guerre. Mais la mission échoua, puisqu’il existait plus de 300 langues indiennes différentes a l’époque. Au plus fort de la guerre, les Indiens de19 tribus différentes servaient en tant que codeur.

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 Philip Johnston, fils d’un missionnaire et qui grandit dans une réserve Navajo, proposa l’idée au corps des Marines d’utiliser la langue Navajo pour transmettre des messages en se basant sur l’histoire des Comanches code talkers durant la 1ere guerre mondiale.  Impressionner par la démonstration, le corps des Marines autorisa un projet pilote avec 29 navajos reparties sur les champs de batailles du pacifique. Après les nombreux succès, le corps de Marines autorisa officiellement le programme des Code talkers.

 

 Sur les 3600 navajos engagés dans l’armée, environ 400 servaient en tant que code talkers.

Construit sur le succès du code Choctaw durant la 1ere guerre mondiale, l’armée américaine développa en masse le codage amérindien.  Beaucoup de nations participèrent au programme : Hopi, Comanche, Cherokee, Chippewa, Navajo.

 

Sceptique quand a l’efficacité de ce système, l’état major américain préconisa un test entre la machine de morse et les codeurs navajos. Les radios furent placés à plus de 400 mètres, il fallut 1 minute aux navajos pour transmettre et décoder le message, et plus d’une heure pour la machine !

 

 Le plus gros problème était le manque de mots navajos pour designer certains termes militaires, plus de 450 mots n’avait aucun équivalent en navajos.

 

A l’origine 400 navajos furent engagés pour le projet, mais beaucoup échouèrent, ils devaient être capables de parler le Navajo et l’Anglais.

 

D’autre code talkers servirent principalement en europe. 2 code talkers Comanche furent assigner à chaque régiment de la 4eme division d’infanterie américaine sur le sol européen. Ils envoyaient des messages de la ligne de front jusqu’au quartier général, où d’autres Comanches traduisaient les messages.

 

Fait inconnu, le premier message envoyés lors du débarquement du 6 juin 1944 fut Comanche afin de demander un appui d’artillerie sur la plage d’Omaha Beach.

 

Lors d’une cérémonie en hommage aux code talkers en 1999, Kevin Gover, Secrétaire au bureau des affaires indiennes fit remarquer que les langues indiennes que l’on tenta désespérément de détruire furent la raison principale des victoires américaines sur les champs de bataille. C’était là la plus grande ironie de l’histoire.

  

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 Le succès du code tenait au fait que la majorité des langues indiennes se transmettaient par sons. La tonalité de la voix et la prononciation pouvait différer entre deux clans différents, cela réduisait les chances d’envois de faux messages. Les codeurs étaient entraînés à prononcer de la même manière les sons et les mots. Ajouter à cela un alphabet crypter, le système ne pouvait être traduis par un indien non-codeur en cas de capture par l’ennemi.

 

En 1942, le Navajo Joe Kieyoomia fut capturer par les Japonais dans les Philippines. Survivant de la marche mortelle de Bataan, ces ravisseurs lui demandèrent de traduire les messages radios. Non entraînés pour le code, Kieyoomia expliqua que le message n’avait aucun sens pour lui, il fut torturer par les Japonais.

Si le code avait été une simple traduction du Navajo, Kieyoomia aurait put traduire le message et les Japonais auraient exploité les messages envoyés afin de remporter la guerre.

Les code talkers ne reçurent aucune reconnaissance avant  1968, année où leur histoire fut rendue publique pour la première fois. En 1982, le président Ronald Reagan fit décerner un certificat de reconnaissance aux code talkers et instaura le 14 août ‘‘ jour des Navajos Code Talkers’’.

 

 Le 21 décembre 2000, le président Bill Clinton signa une loi qui décerna la Médaille d’or du congrès aux 29 premiers Navajos code talker de la seconde Guerre mondiale, et la médaille d’argent aux 300 autres codeurs.

 

Le 17 septembre 2007, les 18 choctaws Code talker reçurent la médaille de Valeur du Texas a titre posthume pour leur service durant la seconde guerre mondiale.

Le 15 novembre 2008, le président George W Bush passa une loi pour remettre la médaille d’or du Congrès a tous les Code Talkers ayant servis durant la première et la seconde guerre mondiale.

 

IL EST ENCORE DIFFICILE DE TROUVER TOUTES LES INFORMATIONS SUR LES CODES TALKERS, MAIS IL EST ASSURER QUE 18 NATIONS ONT CONTRIBUÉES A L’EFFORT DE GUERRE GRACE A LEUR CODE TALKERS DURANT LES DEUX GUERRES MONDIALES :

 

-         CHOCTAW

-         COMANCHE

-         CHEYENNE

-         CHEROKEE

-         OSAGE

-         YANKTON SIOUX

-         CHIPPEWA

-         CREEK

-         HOPI

-         KIOWA

-         MENOMINEE

-         MUSCOGEE SEMINOLE

-         NAVAJO

-         ONEIDA

-         PAWNEE

-         SAC AND FOX

-         SIOUX LAKOTA

-         SIOUX DAKOTA

-         MESKWAKI

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